À deux jours de l’élection partielle dans la circonscription fédérale de Chicoutimi–Le Fjord, la campagne électorale a été marquée par l’impact des nouveaux tarifs douaniers imposés par les États-Unis. Le premier ministre Mark Carney a déclenché cette élection le 26 juillet, suite à la nomination de Richard Martel au Sénat.
Un contexte électoral particulier
Cette élection partielle se déroule dans un contexte où les électeurs sont souvent en vacances, ce qui complique la mobilisation. Les vacances estivales, suivies de la rentrée scolaire, ont contribué à une faible attention des électeurs envers la campagne. Cependant, la récente escalade de la guerre tarifaire a suscité un regain d’intérêt.
Les préoccupations des électeurs
Dans le parc industriel Henri-Girard, des clients de restaurants locaux expriment leur mécontentement face à la situation économique. Joey Gagnon, un habitué, souligne la baisse des commandes et l’impact sur les entreprises locales. Jacques Lévesque, un électricien à la retraite, partage son inquiétude quant à l’impact des tarifs sur les décisions électorales.
Les candidats face aux enjeux tarifaires
Le candidat libéral, Daniel Gobeil, voit dans la situation actuelle une opportunité pour sa campagne. Ancien président de la Fédération des producteurs de lait du Québec, il espère rallier les indécis en mettant en avant les préoccupations des travailleurs et des entreprises. Il affirme que la guerre commerciale a éveillé les électeurs, qui sont fiers de leur région.
De son côté, le candidat conservateur, Régis Gaudreault, critique la décision de Carney de déclencher l’élection en plein été, estimant que cela pourrait lui coûter des voix. Il souligne que les électeurs sont déçus par le départ de Richard Martel, qui avait une forte notoriété locale.
Réactions des candidats bloquistes et néo-démocrates
Caroline Dubé, candidate bloquiste, évoque la colère des électeurs face à la nomination de Martel au Sénat et appelle à une prudence dans les négociations avec Washington. Elle insiste sur l’importance de soutenir l’industrie locale face à la crise tarifaire.
Le candidat du Nouveau Parti démocratique (NPD), Raphaël Émond, a mené une campagne discrète, recyclant ses anciennes affiches. Sa visibilité a été limitée, mais il espère tout de même capter l’attention des électeurs.
Conclusion
Alors que la campagne électorale touche à sa fin, les enjeux tarifaires semblent jouer un rôle crucial dans les décisions des électeurs de Chicoutimi–Le Fjord. Les candidats tentent de mobiliser les électeurs autour de ces préoccupations, espérant influencer le résultat de cette élection partielle.
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